Les Australiens juifs doivent être à l’abri de la peur ou du harcèlement. Mais protéger Isaac Herzog des protestations légitimes n’est pas la solution | Georges Newhouse

George Newhouse - TheGuardian - 06/02
Permettre des critiques justes et pacifiques à l’encontre d’un chef d’État étranger, même au milieu d’une crise profondément tendue au Moyen-Orient, n’est pas de l’antisémitisme

Toutes les manifestations n’ont pas une intention violente ou ne ciblent pas un groupe comme étant illégitime. Mais de nombreux Juifs en Australie ont le sentiment d'être attaqués et que la violence est fomentée contre eux. Ils le constatent tous les jours lorsqu’ils regardent les informations, ils s’en inquiètent lorsqu’ils voient des agents de sécurité dans leurs écoles ou dans leurs synagogues, et ils l’entendent lorsqu’on leur dit qu’ils n’ont pas droit à la sécurité culturelle s’ils croient au droit du peuple juif à une patrie.

Après les attaques terroristes à Bondi, le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud a habilité le commissaire de police à limiter les manifestations ou à les interdire. Le problème est qu’en autorisant l’interdiction de toutes manifestations, nos lois vont trop loin. Ils traitent chaque manifestation de la même manière, sans égard à l’intention, à la conduite ou au risque.

Dans le contexte du massacre terroriste sur la plage de Bondi et des attaques violentes à Melbourne et à Perth, il n’est pas déraisonnable de se demander ce que signifie avoir une démocratie sûre et prospère ? Que signifie protéger les citoyens tout en préservant la liberté d’expression ?

Isaac Herzog est accusé d'incitation au génocide à Gaza. Il ne devrait pas être le bienvenu en Australie | Chris Sidoti
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